2 juin 2026

Le Reveil Noir

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Gouvernement sénégalais : le Pastef exclu, la crise politique s’aggrave

Gouvernement sénégalais : le Pastef d’Ousmane Sonko écarté du nouveau exécutif

Le président Bassirou Diomaye Faye a dévoilé lundi 1er juin la composition du nouveau gouvernement sénégalais, privant le pays d’une représentation clé du Pastef, le parti de son ancien Premier ministre et allié historique Ousmane Sonko. Cette décision marque un tournant dans les relations entre les deux figures politiques, jusqu’alors unies dans leur quête de changement au sommet de l’État.

Cette exclusion survient seulement douze jours après le limogeage d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre, remplacé depuis par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Les tensions entre le chef de l’État et le leader du Pastef, désormais président de l’Assemblée nationale, s’étaient intensifiées ces derniers mois, plongeant le Sénégal dans une période d’incertitude politique sans précédent.

tensions politiques au Sénégal

Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, le Pastef a officiellement annoncé son refus de siéger au sein de l’exécutif, citant des « désaccords profonds » avec le président Faye. Selon le texte, les échanges entre les deux parties n’ont pas permis de trouver un terrain d’entente, notamment sur la place de la majorité présidentielle dans la gouvernance. « Des convergences ont été confirmées, mais aussi et surtout des points de désaccord », précise le communiqué, soulignant que les propositions du parti n’ont pas reçu d’écho favorable.

Le leader du Pastef a ajouté que, après consultation des instances du parti, il a été décidé que le Pastef ne participerait pas au prochain gouvernement et ne serait représenté par aucun ministre. Cette décision confirme l’ampleur de la fracture entre les deux dirigeants, autrefois partenaires indéfectibles dans la lutte contre l’ancien régime.

Cette crise politique s’ajoute aux défis économiques majeurs auxquels le Sénégal doit faire face. Le pays, confronté à une sous-estimation de sa dette par le précédent gouvernement, voit son endettement atteindre 132 % de son PIB à la fin 2024. Le Fonds monétaire international a d’ailleurs suspendu son programme de prêt de 1,8 milliard de dollars, tandis que Dakar espère relancer les négociations d’ici la fin du mois pour trouver un accord salvateur avant le 30 juin.