Le Bayer Leverkusen a réalisé une opération financière exceptionnelle en cédant Kerim Alajbegovic à la Juventus pour un montant record de 30 millions d’euros. Pourtant, l’international bosnien de 18 ans n’a jamais foulé la pelouse de Bundesliga sous les couleurs des *Aspirinekurve*.
Issu des centres de formation du 1. FC Cologne et du Bayer Leverkusen, Alajbegovic s’était illustré lors de la Coupe du monde 2026, où il avait marqué un but en quatre apparitions. Malgré ce potentiel affiché, le jeune prodige n’a jamais porté le maillot du club rhénan en compétition officielle. Une situation qui n’a pas empêché les dirigeants de Leverkusen de monétiser son transfert à plusieurs reprises.
En effet, après avoir été vendu pour deux millions d’euros au Red Bull Salzbourg l’été précédent, avec une option de rachat de huit millions d’euros, Leverkusen a finalement cédé définitivement ses droits à la Juventus pour un montant bien plus élevé. Une stratégie qui s’est avérée extrêmement rentable, d’autant que le joueur a confirmé son talent en Autriche, avec 44 matchs disputés, 13 buts inscrits et quatre passes décisives.
Un transfert à 30 millions d’euros, un record pour un joueur de moins de 19 ans
Avec cette transaction, Alajbegovic devient le joueur de moins de 19 ans le plus cher jamais transféré depuis la Bundesliga, dépassant même des profils comme Renato Sanches (35 millions d’euros en 2016). Le package financier inclut également deux millions d’euros de frais annexes, ainsi que cinq millions de bonus potentiels. Une somme qui place le Bayer Leverkusen parmi les clubs les plus avisés du marché des transferts.
Cependant, cette opération soulève une question légitime : pourquoi un club comme Leverkusen, réputé pour sa gestion rigoureuse, a-t-il accepté de se séparer d’un tel talent alors qu’il n’avait même pas eu l’opportunité de le voir évoluer en match officiel ?
La concurrence et les promesses de la Juventus ont tout changé
Selon les informations disponibles, la Juventus n’a même pas proposé l’offre la plus élevée. Chelsea aurait en effet offert 40 millions d’euros pour le jeune Bosnien, mais Alajbegovic a finalement choisi l’Italie pour une raison simple : une place de titulaire promises dès son arrivée. Une décision qui a pesé dans la balance face à la Premier League et à l’entraîneur Xabi Alonso, ancien mentor du joueur à Leverkusen.
Le directeur sportif du Bayer Leverkusen, Simon Rolfes, a justifié cette vente par la forte concurrence au sein de l’effectif, notamment avec des recrues comme Afonso Bastardo Moreira (29,5 millions d’euros) ou Eliesse Ben-Seghir (21 ans), ainsi que des joueurs comme Malik Tillman et Ibrahim Maza. « Après son passage chez nous en jeunes, Kerim a encore franchi de grandes étapes récemment à Salzbourg. En même temps, nous devions évaluer de manière réaliste que la concurrence au sein de notre effectif, notamment à ses postes de prédilection, est très forte. Dans ce contexte et au regard du package global du transfert, nous avons accepté son départ pour l’Italie », a-t-il expliqué.
Cette transaction marque ainsi un tournant dans la carrière d’Alajbegovic, qui quitte l’Allemagne sans avoir jamais joué un match officiel pour son club formateur. Une situation qui illustre à la fois l’audace des dirigeants de Leverkusen et les réalités du football moderne, où les jeunes talents sont souvent vendus avant même d’avoir pu prouver leur valeur sur le terrain.
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