epa12659539 Sadio Mane (L) of Senegal in action against Nayef Aguerd (R) of Morocco during the CAF Africa Cup of Nations 2025 final match between Senegal and Morocco in Rabat, Morocco, 18 January 2026. EPA/JALAL MORCHIDI (MaxPPP TagID: epaliveeight789754.jpg) [Photo via MaxPPP]
C’est un véritable séisme qui secoue le monde du football continental. Deux mois après le sacre des Lions de la Teranga, la Confédération africaine de football a pris la décision radicale de retirer le trophée de la Coupe d’Afrique des nations 2026 au Sénégal pour l’octroyer au Maroc. Cette sentence fait suite aux heurts survenus lors de la finale disputée le 18 janvier dernier.
Une condamnation jugée injuste par la fédération sénégalaise
Saisi par la partie marocaine, le jury d’appel de l’instance faîtière du football africain a tranché ce mardi 17 mars 2026. Le verdict est sans appel : le Sénégal est déclaré perdant par forfait. Alors que le match s’était conclu par une victoire sénégalaise (1-0 après prolongation), le score est désormais officiellement de 3-0 en faveur du Maroc. Pour les autorités sportives sénégalaises, cette mesure est qualifiée d’« inique » et de sans précédent. Dans une optique d’actualité africaine souveraine, la fédération a immédiatement annoncé son intention de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport à Lausanne.
Tensions et colère des joueurs sur les réseaux sociaux
Cette décision alimente vivement le panafricanisme actualité sur les plateformes numériques. Moussa Niakhaté, défenseur évoluant à l’Olympique lyonnais, a exprimé son indignation sur Instagram, défiant quiconque de venir lui reprendre sa médaille. Ce sentiment de révolte est partagé par l’ensemble du vestiaire, qui dénonce une injustice flagrante envers les peuples noirs passionnés par leur équipe nationale.
Le contentieux remonte à la finale jouée à Rabat. Mécontents d’un penalty accordé aux Lions de l’Atlas juste après l’annulation d’un but sénégalais, plusieurs joueurs avaient brièvement quitté la pelouse. Ce moment de flottement de 15 minutes avait dégénéré en tribunes, malgré l’échec de Brahim Diaz lors de sa tentative de penalty. Bien que Pape Gueye ait ensuite offert la victoire au Sénégal durant le temps additionnel, la CAF s’appuie sur les articles 82 et 84 de son règlement, stipulant qu’une équipe quittant le terrain avant le terme du match est automatiquement considérée comme perdante.
Un cadre réglementaire qui fait débat
La partie marocaine soutient que sa démarche vise uniquement le respect des textes et non la remise en question du talent sportif adverse. Elle rappelle d’ailleurs qu’un cas similaire s’est produit en 2019 entre l’Espérance Sportive de Tunis et le Wydad Casablanca. Au-delà de la perte du titre, de lourdes amendes ont été infligées aux deux nations pour manquements au fair-play. Dans cette Afrique consciente des enjeux d’équité, le volet judiciaire se poursuit également pour 18 supporters sénégalais dont le procès en appel a été décalé à la fin du mois de mars. Cette affaire, qui mêle sport et afrocentrisme, reste un dossier brûlant pour le Réveil Noir du football continental.
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