11 septembre 2026

Le Reveil Noir

Actualités et analyses panafricaines pour une Afrique consciente, souveraine et debout.

La Côte d’Ivoire accélère ses investissements pour une production animale et halieutique autonome

La Côte d’Ivoire s’engage résolument à dynamiser sa production animale et halieutique, un effort stratégique visant à atténuer sa forte dépendance aux importations. Cette initiative prend tout son sens alors que le pays a enregistré des dépenses considérables de 782 milliards de francs CFA en 2024 pour l’acquisition de viandes et d’abats auprès de fournisseurs étrangers. C’est ce qu’a souligné Bouadi Beda Paul, le directeur des affaires financières du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH).

Lors d’un atelier organisé à Jacqueville le mercredi 29 juillet 2026, dédié à la révision du Document de Programmation Pluriannuelle des Dépenses et des Projets Annuels de Performance (DPPD-PAP) pour la période 2027-2029, le responsable a mis en exergue l’impératif d’une planification budgétaire rigoureuse, axée sur l’atteinte de résultats concrets pour surmonter les défis inhérents au secteur.

Une politique nationale ambitieuse pour la souveraineté alimentaire

La Politique Nationale de Développement de l’Élevage, de la Pêche et de l’Aquaculture (PONADEPA) 2026-2030 constitue le pilier de cette stratégie. Elle vise notamment à fortifier la souveraineté alimentaire de la nation et à stimuler l’engagement des investisseurs privés dans ces filières vitales.

« Dans une démarche de gestion résolument orientée vers les résultats, l’élaboration du DPPD-PAP ne représente plus une simple option, mais bien une exigence incontournable », a affirmé Bouadi Beda Paul, soulignant l’importance cruciale de cet exercice de planification.

Définir les priorités et opportunités pour les jeunes

Cet atelier, orchestré par la direction des affaires financières du MIRAH du 29 au 31 juillet, a rassemblé les cadres supérieurs des divers services du ministère. Leur mission était d’identifier précisément les besoins prioritaires qui guideront les actions pour les trois années à venir.

Le document final issu de ces travaux sera le référentiel clé, détaillant les objectifs ministériels, les actions concrètes à déployer et les indicateurs de suivi essentiels pour évaluer l’efficience de l’utilisation des fonds publics.

Parallèlement, le directeur des affaires financières a vivement encouragé la jeunesse ivoirienne à se tourner vers les carrières de l’élevage, de la pisciculture et de l’aquaculture. Selon lui, ces domaines regorgent d’opportunités professionnelles prometteuses, contribuant ainsi à l’essor économique et à l’autosuffisance du pays.