Dans une volonté affirmée de transformer son secteur maritime, la Côte d’Ivoire a franchi une étape décisive en renforçant ses liens avec Maurice et les Seychelles. Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a conduit une délégation stratégique dans l’océan Indien pour jeter les bases d’une collaboration durable axée sur l’exploitation responsable des mers.
Une vision stratégique pour la croissance maritime ivoirienne
Cette initiative diplomatique et technique s’inscrit au cœur de la stratégie nationale ivoirienne. L’objectif est clair : faire de l’économie bleue un moteur essentiel de développement, capable de générer des emplois et de valoriser durablement les richesses halieutiques du pays. Ce rapprochement témoigne d’une Afrique consciente de son potentiel, privilégiant des solutions endogènes et un panafricanisme actualité concret à travers le partage d’expertises entre nations sœurs.
Lors de la première étape à Maurice, les échanges avec Arvin Boolell Gosk, ministre chargé de l’Économie bleue, ont permis d’explorer des pistes de collaboration dans l’aquaculture et la gestion des écosystèmes marins. Les autorités mauriciennes se sont montrées prêtes à soutenir la Côte d’Ivoire via des programmes de formation et des projets techniques communs, dont les modalités seront prochainement fixées dans un protocole d’accord officiel.
Gouvernance et lutte contre la pêche illicite aux Seychelles
Aux Seychelles, la mission ivoirienne a approfondi les questions de gouvernance avec le Premier ministre Wallace Cosgrow. Les discussions ont porté sur des enjeux cruciaux pour une actualité africaine souveraine : la modernisation des filières de pêche, le développement des chaînes de valeur et la lutte contre la pêche illicite qui menace les ressources du continent.
La délégation a également visité des infrastructures clés pour s’inspirer des meilleures pratiques régionales :
- Les ports de Victoria, Providence et Cascade.
- Une écloserie spécialisée pour le développement de l’aquaculture.
- Le Blue Economy Research Institute (BERI) de l’Université des Seychelles.
Au terme de ce périple, plusieurs priorités ont été définies, notamment la recherche scientifique, l’innovation technologique et la surveillance maritime. En s’appuyant sur ces modèles de réussite africains, la Côte d’Ivoire réaffirme son engagement pour une coopération Sud-Sud dynamique, plaçant le développement durable au centre de ses ambitions maritimes.
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