18 juillet 2026

Le Reveil Noir

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La détention de Mehdi Black Wind au Maroc : un artiste sous le feu des critiques ?

Les autorités marocaines ont récemment procédé à l’arrestation du rappeur «Mehdi Black Wind», de son vrai nom El Mahdi Lyoubi, qui se trouve actuellement incarcéré dans une prison de Casablanca. Cette situation a rapidement conduit à la publication d’une tribune exigeant sa libération «immédiate», soulevant des interrogations sur la nature de cette détention.

Le parquet marocain a présenté El Mahdi Lyoubi, âgé de 34 ans, devant un tribunal pour une comparution immédiate. L’artiste, qui réside en France depuis près d’une décennie, avait été frappé d’une interdiction de quitter le territoire marocain le vendredi précédent, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol depuis l’aéroport de Rabat. Convoqué par la police judiciaire de Casablanca le lundi suivant, il a été placé en garde à vue. Mais les raisons précises de son arrestation demeurent, à ce jour, non officiellement communiquées par les autorités.

Une arrestation liée à ses prises de position artistiques ?

Bien que les chefs d’accusation officiels n’aient pas été rendus publics, l’hypothèse d’une arrestation liée aux prises de position politiques et artistiques du rappeur est largement avancée. C’est en tout cas la thèse centrale défendue par les signataires de la tribune appelant à la libération d’El Mahdi Lyoubi. L’artiste est en effet reconnu dans les sphères culturelles indépendantes pour ses textes incisifs, critiquant la société marocaine et ses profondes inégalités, ainsi que pour ses publications sur les réseaux sociaux. Ces expressions pourraient être le mobile de son interpellation.

«D’après les informations disponibles à ce stade, son arrestation serait liée à ses prises de position artistiques et à des publications sur les réseaux sociaux», stipule clairement la tribune, qui réclame sa «libération immédiate».

 
 
 
 
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Plus de 700 personnalités du monde de la culture, incluant le cinéaste marocain Faouzi Bensaidi et les actrices françaises Adèle Haenel et Aïssa Maïga, ont apposé leur signature à cette tribune, publiée mercredi, pour dénoncer sa détention et exiger sa libération. L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) a également joint sa voix à ces appels, plaidant pour sa libération et la fin de «la politique de restriction visant les voix critiques», comme l’indique un communiqué diffusé mardi.

L’artiste a comparu devant un juge du tribunal de première instance de Casablanca mercredi. L’audience a été ajournée au 22 juillet afin de lui permettre de préparer sa défense, dans un contexte où les avocats au Maroc observent une grève d’un mois, a-t-on appris auprès d’une source proche du dossier.