17 mai 2026

Le Reveil Noir

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L’APR s’indigne de l’arrestation de Pape Malick Ndour et pointe du doigt Ousmane Sonko


L’Alliance pour la République (APR) a vivement manifesté sa « profonde indignation » suite à l’incarcération de son membre, Pape Malick Ndour. Cette mesure intervient dans le cadre de l’exécution d’un mandat de dépôt lié à l’épineux dossier PRODAC.

Dans une déclaration officielle, la formation politique de l’ancien chef d’État Macky Sall affirme que c’est le Premier ministre actuel, Ousmane Sonko, qui aurait initialement annoncé cette « prise d’otage », le désignant sans détour comme le « commanditaire » de l’opération.

L’APR conteste fermement les fondements des accusations, qui reposeraient sur un prétendu rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) datant de 2018. Or, Pape Malick Ndour n’a pris ses fonctions au PRODAC qu’en juin 2019. Pour le parti, cette incohérence temporelle ne saurait constituer une base juridique solide justifiant la « séquestration judiciaire d’un citoyen honnête » ayant, selon eux, accompli un travail exemplaire en tant que coordonnateur du PRODAC.

Le parti de Macky Sall critique également le rapport d’expertise comptable sur lequel s’appuient les poursuites, le qualifiant de « non contradictoire » et fondé sur des « affirmations très faibles » qui « contredisent la réalité des faits ».

L’APR juge les griefs formulés contre Pape Malick Ndour d’une « banalité déconcertante ». Elle dénonce avec véhémence le « recours systématique à des mesures privatives de liberté » dans des affaires où les garanties fondamentales d’une procédure équitable semblent « gravement compromises ».

Le parti exprime une « préoccupation particulière » quant au fait qu’une décision aux « lourdes conséquences pour les libertés individuelles » puisse s’appuyer sur des éléments d’une « légèreté aussi grande, insuffisamment contradictoires ou manifestement erronés ».

À travers cette affaire, l’APR soulève la question plus vaste du respect des droits de la défense, de la présomption d’innocence et des libertés publiques. Face à cette situation, le parti refuse que la « démocratie s’installe dans une logique de criminalisation de l’opposition et d’intimidation des responsables politiques ».

L’APR réitère son soutien « total, sans réserve et sans faille » à Pape Malick Ndour, ainsi qu’à sa famille, ses proches et ses avocats. Le parti appelle l’ensemble de ses militantes, militants et responsables à maintenir la mobilisation, la vigilance et l’unité face à toute « tentative de remise en cause des principes démocratiques et des libertés fondamentales ».

En conclusion, l’APR tient le Gouvernement pour « seul et unique responsable de toute atteinte à l’intégrité physique et morale de Pape Malick Ndour » et exige sa libération « immédiate et sans condition ».

Le parti conclut en affirmant sa détermination à se tenir aux côtés de toutes les victimes d’injustice, avec la conviction inébranlable que le « droit finira toujours par triompher de l’arbitraire ».