5 juin 2026

Le Reveil Noir

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Les matchs de préparation mémorables de l’équipe de France avant chaque Coupe du monde

Les matchs de préparation légendaires des Bleus avant leur Coupe du monde

À l’approche de la Coupe du monde (début le 11 juin), l’équipe de France de Didier Deschamps se prépare avec deux rencontres amicales : la Côte d’Ivoire à Nantes et l’Irlande du Nord à Lille (8 juin). Ces deux tests s’inscrivent dans une longue tradition de galops d’essai souvent riches en rebondissements. Retour sur dix de ces matchs de préparation qui ont marqué l’histoire des Bleus.

David Trezeguet lors du match de préparation à la Coupe du monde 2006 contre la Chine

2006 : la double fracture et le penalty raté

France-Chine (7 juin 2006)

Le crève-cœur de Djibril Cissé et l’erreur de Zinédine Zidane ont marqué ce match. Titularisé par Raymond Domenech, Cissé est victime dès son premier ballon d’un tacle violent du capitaine chinois Zheng Zhi. Résultat : une double fracture tibia-péroné qui le prive du Mondial. Plus tard dans le match, Zidane rate le seul penalty de sa carrière en équipe de France. Ironie du sort, il inscrira deux penalties en phase finale lors du Mondial 2006. Bilan final en compétition : finaliste.

Zidane rate son penalty contre la Chine en 2006

Corée du Sud-France (26 mai 2002)

Quelques semaines avant le Mondial 2002, Zinédine Zidane, fraîchement vainqueur de la Ligue des champions avec le Real Madrid, rejoint l’équipe de France au Japon. Fatigué, il se blesse à la cuisse gauche contre la Corée du Sud. Ce match, joué à Suwon, marque le début d’une désillusion pour les Bleus, éliminés dès le premier tour. Bilan final en compétition : élimination au premier tour.

1998 : l’émergence de l’assassin en bleu

Finlande-France (5 juin 1998)

À Helsinki, les Bleus d’Aimé Jacquet s’imposent difficilement face à la Finlande grâce à un but de David Trezeguet. Christophe Dugarry, auteur d’une occasion manquée, est surnommé « l’assassin » par Jean-Michel Larqué en direct. Les joueurs, vexés, refusent de participer à l’émission Téléfoot le lendemain. Une semaine plus tard, Stéphane Guivarc’h, peu connu, est titularisé pour le Mondial contre l’Afrique du Sud, tandis que Dugarry, portant le numéro 21, inscrira le but décisif. Bilan final en compétition : champions du monde.

1986 : un match d’entraînement interminable

France-Guatemala (21 mai 1986)

Préparant le Mondial au Mexique, les Bleus affrontent le Guatemala à Tlaxcala, à plus de 2 000 mètres d’altitude. Henri Michel, exaspéré par la diffusion télévisée du match, impose trois mi-temps de 33 minutes chacune (99 minutes au total). Jouant en rouge sur un terrain accidenté, les Français s’imposent 8-1. Jean Tigana dénonce une organisation imposant un horaire de midi, réclamant une partie des droits de diffusion. Bilan final en compétition : 3e place.

Thierry Tusseau avec la France contre le Guatemala en 1986

1978 : entre boycott et performance

France-Tunisie (19 mai 1978)

Une semaine après la publication de la liste des 22 par Michel Hidalgo, les Bleus affrontent la Tunisie à Villeneuve-d’Ascq. Sous une banderole appelant au boycott de la Coupe du monde en Argentine, les Français, méconnaissables en première mi-temps, sont moqués par les supporters tunisiens (« Au secours, Platini, au secours ! »). Michel Platini, entré peu avant la pause, ouvre le score et permet une victoire 2-0. Bilan final en compétition : élimination au premier tour.

Michel Platini ouvre le score contre la Tunisie en 1978

1966 : l’Angleterre et les modestes formations écossaises

Selkirk-France (7 juillet 1966)

Pour préparer le Mondial en Angleterre, les Bleus affrontent des équipes écossaises modestes. Après deux larges victoires (8-1 et 8-0), ils s’imposent 11-2 contre Selkirk en trois mi-temps. Lucien Muller, forfait, critique l’absence de titularisation promise, tandis que le sélectionneur Henri Guérin évoque un « état d’esprit formidable ». Bilan final en compétition : élimination au premier tour.

1958 : la révélation de Just Fontaine

Narke-France (25 mai 1958)

Sans Raymond Kopa, les Bleus écrasent une sélection suédoise de troisième et quatrième division (12-0). Just Fontaine, peu connu jusqu’alors, inscrit un quadruplé et confirme son statut de buteur prolifique. Une semaine plus tard, contre une autre sélection suédoise, il récidive. Son parcours mène à la légende du record de buts en Coupe du monde (13 buts). Bilan final en compétition : 3e place.

1954 : l’expérience ratée des remplaçants

Belgique-France (30 mai 1954)

À un mois du Mondial en Suisse, Gaston Barreau aligne une équipe expérimentale face à la Belgique, écartant cinq cadres dont René Vignal et Roger Piantoni. Jean Vincent marque, mais cette approche désorganisée ne porte pas ses fruits. Une équipe de France B affronte l’Espagne en parallèle, tandis que Roger Marche, questionné, n’est aligné dans aucune des deux rencontres. Bilan final en compétition : élimination au premier tour.

Jean Vincent contre la Belgique en 1954

1934 : l’échec de l’adaptation tactique

Hollande-France (10 mai 1934)

Le sélectionneur anglais George Kimpton impose un système tactique (WM) peu utilisé en France. À Amsterdam, la défense française est mise en difficulté. Kimpton, critiquant le manque de discipline, lancera plus tard une phrase célèbre à Georges Verriest : « S’il va aux toilettes, tu y vas aussi ! ». Bilan final en compétition : élimination au premier tour.

1930 : une croisière préparatoire magique

France-Roumanie (10 juillet 1930)

Treize jours de croisière sur le Conte Verde, entre Villefranche-sur-Mer et Montevideo, unifient les Bleus avant le premier Mondial de l’histoire. Une semaine après leur arrivée, ils s’imposent 4-2 face à la Roumanie, sélectionnée par le roi Carol II. Bilan final en compétition : élimination au premier tour.