17 mai 2026

Le Reveil Noir

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L’ONU sonne l’alarme : la famine menace des millions de vies dans des zones critiques mondiales

FILE PHOTO: Palestinians wait to receive food from a charity kitchen after the global hunger monitor, Integrated Food Security Phase Classification (IPC), said that Gaza City and surrounding areas are officially suffering from famine that will likely spread, in Gaza City, August 28, 2025. REUTERS/Mahmoud Issa/File Photo

Des millions d’individus à travers la planète risquent de se retrouver face à la famine ou à une grave insécurité alimentaire. Cette mise en garde a été lancée par les deux principales agences des Nations Unies spécialisées dans l’alimentation et l’agriculture, soulignant un contexte de restrictions financières.

Le rapport commun de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Programme alimentaire mondial (PAM) révèle une intensification de l’insécurité alimentaire aiguë dans seize régions considérées comme des zones critiques à l’échelle mondiale.

Parmi les nations les plus affectées, où les populations font face à un risque imminent de famine catastrophique, figurent Haïti, le Mali, la Palestine, le Soudan du Sud, le Soudan et le Yémen, comme le précise le document conjoint des deux entités.

Des situations « très préoccupantes » en Birmanie, au Nigeria et ailleurs

L’Afghanistan, la République démocratique du Congo, la Birmanie, le Nigeria, la Somalie et la Syrie sont également classés dans une catégorie de « très grande préoccupation ». Les quatre autres régions identifiées comme critiques sont le Burkina Faso, le Tchad, le Kenya, ainsi que la crise des réfugiés Rohingyas au Bangladesh.

Dans un communiqué conjoint émis depuis Rome, la FAO et le PAM soulignent que les conflits armés, les perturbations économiques, les événements climatiques extrêmes et un manque crucial de financements aggravent des conditions humanitaires déjà alarmantes.

« Nous nous trouvons au seuil d’une catastrophe alimentaire entièrement évitable, susceptible d’entraîner une famine généralisée dans plusieurs nations », a déclaré Cindy McCain, directrice générale du PAM, dans le communiqué. Elle a également averti qu’une inaction immédiate ne ferait qu’« intensifier l’instabilité ».

L’aide humanitaire : une situation « au bord de la rupture »

Le rapport souligne par ailleurs que les fonds alloués à l’aide humanitaire sont « alarmantement insuffisants ». Sur les 29 milliards de dollars requis pour soutenir les populations les plus vulnérables, seulement 10,5 milliards ont été collectés, poussant l’aide alimentaire destinée aux réfugiés « au bord de la rupture ».

En conséquence des coupes budgétaires, le PAM a dû réduire son soutien aux réfugiés et aux personnes déplacées, et a même suspendu des programmes d’alimentation scolaire dans diverses nations.

La FAO, quant à elle, met en garde contre la menace pesant sur les initiatives visant à préserver les moyens de subsistance agricoles et insiste sur l’urgence d’un financement pour l’approvisionnement en semences et les services de santé animale.

« Prévenir la famine est plus qu’un impératif moral ; c’est un investissement stratégique pour garantir la paix et la stabilité sur le long terme », a affirmé Qu Dongyu, le directeur général de la FAO.