Mali : dix soldats tués dans une attaque jihadiste à San
Une attaque contre un camp militaire à San, dans le centre du Mali, a fait au moins dix morts parmi les soldats dimanche matin. L’assaut a été revendiqué par le JNIM, un groupe djihadiste affilié à Al-Qaïda. Des sources locales et sécuritaires confirment des pertes humaines, tandis que l’armée malienne évoque une « tentative d’attaque » rapidement maîtrisée.
Un habitant de San a décrit des échanges de tirs intenses aux premières heures de la journée : « C’était une attaque terroriste. Tout a commencé vers 05h00. Nous avons entendu des explosions et des tirs soutenus. » Selon ses propos, le calme est progressivement revenu après l’intervention des forces armées.
L’état-major malien a confirmé une « riposte vigoureuse » de l’armée, assurant que « la tentative a été repoussée » et que « la situation est désormais sous contrôle ».
Le JNIM revendique l’attaque
Dans un communiqué diffusé le même jour, le JNIM a affirmé avoir « pris le contrôle total d’une caserne de l’armée malienne à San, dans la région de Ségou ». Le groupe djihadiste, lié à Al-Qaïda, se présente comme responsable de cette opération menée tôt ce dimanche.
Cette attaque survient moins d’un mois après un autre assaut meurtrier dans le nord du pays, où au moins 50 militaires avaient péri lors d’une embuscade attribuée à une coalition de djihadistes du JNIM et de rebelles touaregs du Front de Libération de l’Azawad (FLA).
Un pays en proie à l’insécurité et aux crises
Depuis 2012, le Mali fait face à une crise sécuritaire persistante, alimentée par les violences de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que par des conflits communautaires et des revendications indépendantistes touarègues. Cette instabilité s’ajoute à une crise économique profonde, aggravant la situation du pays.
Depuis les coups d’État de 2020 et 2021, les autorités militaires au pouvoir promettent de rétablir la sécurité et de préserver l’intégrité territoriale du Mali. Malgré leurs efforts, les attaques contre les forces de défense restent fréquentes et meurtrières.
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