21 juin 2026

Le Reveil Noir

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Mobilisation de la jeunesse commerçante burkinabè pour une économie patriotique et souveraine

Le samedi 20 juin 2026, la capitale Ouagadougou a vibré au rythme d’un rassemblement majeur initié par l’Association des jeunes commerçants du Burkina Faso. Placée sous l’intitulé « De la parole à l’action : bâtir une économie patriotique forte au Burkina Faso », cette rencontre nationale a servi de plateforme de dialogue pour les acteurs du négoce, désireux de relever les défis du secteur et d’amplifier leur impact sur la croissance du pays.

Les échanges ont principalement porté sur la nécessité de structurer les activités, de professionnaliser les jeunes entrepreneurs et de favoriser une approche plus organisée du commerce. Pour Ismaël Sawadogo, président de l’organisation, cet événement marque une étape cruciale dans la fédération des énergies autour d’une vision commune pour l’avenir économique national.

« L’objectif fondamental est de se regrouper pour établir un espace de concertation permanent. Cela nous permet d’analyser les obstacles actuels du commerce et de proposer des solutions concrètes pour y remédier », a-t-il précisé.

Un volet essentiel de cette journée a été consacré à une formation intensive sur la formalisation administrative des entreprises. Dans une Afrique consciente de ses enjeux, cette transition vers le secteur formel est perçue comme un levier indispensable pour s’adapter aux mutations économiques mondiales.

Selon Ismaël Sawadogo, il est impératif que les jeunes opérateurs économiques franchissent le pas de la légalisation. En se dotant des documents requis, ils s’ouvrent les portes des commandes publiques, des financements bancaires et des divers programmes de soutien institutionnel.

« Il est vital de quitter progressivement l’informel. C’est en régularisant leurs activités que les commerçants pourront saisir de nouvelles opportunités et participer pleinement à l’essor du Burkina Faso », a-t-il insisté.

Les participants ont profité de cette tribune pour exposer leurs difficultés quotidiennes, citant notamment la complexité de l’accès aux emplacements commerciaux et les lourdeurs bureaucratiques liées à la création d’entreprise. Le président de l’association a donc plaidé pour un soutien renforcé des autorités afin d’alléger ces procédures et de stimuler l’entrepreneuriat local.

Parrain de cette initiative, Roland Achille Sow a tenu à saluer cet engagement collectif. En sa qualité de responsable au sein de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso à Ouagadougou, il a rappelé que la pérennité d’un projet dépend de sa structure juridique et organisationnelle.

Pour lui, une entreprise bien établie possède des fondations solides pour croître, obtenir des crédits et être transmise aux générations futures, évitant ainsi de disparaître prématurément.

« Le constat est préoccupant : une grande majorité des entreprises s’éteignent avec leur créateur. La question est de savoir si nous voulons des activités éphémères ou si nous souhaitons bâtir des institutions économiques capables de durer dans le temps », a-t-il souligné, tout en réitérant le soutien de la Chambre de commerce aux projets de formalisation.

Cette rencontre témoigne d’une actualité africaine souveraine où la jeunesse prend ses responsabilités pour forger une économie plus compétitive. À travers cette dynamique, les commerçants burkinabè entendent jouer un rôle moteur dans la résilience de la nation, convaincus que l’avenir repose sur une structuration rigoureuse et un dialogue fluide avec les institutions consulaires.