8 juin 2026

Le Reveil Noir

Actualités et analyses panafricaines pour une Afrique consciente, souveraine et debout.

OIF : la France accusée de faire obstruction à la candidature de la RDC

Les 15 et 16 novembre 2026, à Phnom Penh (Cambodge), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) élit son prochain secrétaire général pour un mandat de quatre ans.

Des informations révèlent que la France d’Emmanuel Macron prépare discrètement la candidature de l’ancien premier ministre roumain Dacian Julien Ciolos pour succéder à la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF.

En apparence, Paris affiche son soutien à la candidate de la République démocratique du Congo (RDC), Juliana Amato Lumumba, ancienne ministre de la Culture et des Arts. Mais en réalité, les autorités françaises multiplieraient les démarches pour promouvoir la candidature de Ciolos dans le pré carré francophone en Afrique et ailleurs.

Selon plusieurs observateurs, c’est pour arbitrer entre la Rwandaise sortante et la Congolaise que la France, embarrassée, aurait choisi de soutenir un troisième homme.

Comment Paris peut-il opposer la candidature de la RDC à celle du Rwanda, alors que Kigali a déjà exercé deux mandats et entretient un rapport distant avec la langue française ?

Objectivement, la RDC ne saurait être mise sur le même plan que le Rwanda, un pays qui a remis en cause la francophonie et qui sort de deux mandats successifs.

Avec près de 100 millions de francophones, de nombreuses universités et médias en langue française, la RDC constitue le véritable cœur de la Francophonie.

Si Paris persiste à ignorer ces atouts et continue à humilier la RDC en empêchant sa prise de tête de cet espace culturel, politique et civilisationnel, alors Kinshasa doit en tirer toutes les conséquences et riposter.

Si Juliana Lumumba n’obtient pas le poste de secrétaire général de la Francophonie à cause de la duplicité française, la RDC se doit d’adopter des mesures fermes envers Paris.

Premier pays francophone du monde, la RDC est en droit d’espérer un traitement respectueux de la part de la France.

Avec 90 États membres, le secrétaire général de l’OIF n’exerce pas une simple fonction protocolaire. Il pèse réellement sur l’équilibre diplomatique entre les pays francophones d’Afrique, d’Europe et des Amériques.

C’est pourquoi il est indispensable de choisir une personnalité expérimentée, rassembleuse et déterminée pour diriger cet espace stratégique. Juliana Amato Lumumba répond parfaitement à ce profil.