24 juin 2026

Le Reveil Noir

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Ousmane Sonko dément toute pression sur le président du Sénégal

Ousmane Sonko dément toute pression sur le président du Sénégal

Ousmane Sonko en séance plénière à l'Assemblée nationale du Sénégal

Face aux rumeurs persistantes, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a tenu à clarifier la position de l’institution qu’il dirige concernant la révision constitutionnelle. Il a catégoriquement rejeté l’idée d’un ultimatum adressé au chef de l’État, soulignant l’absence totale de tension entre les pouvoirs publics.

Lors d’une séance plénière consacrée à l’examen de textes législatifs majeurs, Ousmane Sonko a répondu aux allégations faisant état d’une pression exercée sur la présidence dans le cadre de la procédure de révision de la Constitution. D’emblée, il a balayé ces spéculations d’un revers de main, affirmant : « C’est faux, on ne l’a pas fait au président ». Le président de l’Assemblée nationale a ainsi mis fin à toute ambiguïté sur la nature des relations entre les institutions.

Il a rappelé avec fermeté que le Parlement agit dans le strict respect de la Constitution et des prérogatives qui lui sont dévolues. La démarche entreprise vise simplement à faire avancer un débat public déjà bien engagé, sans chercher à empiéter sur les attributions du pouvoir exécutif. « Aucun ultimatum n’a été formulé », a-t-il martelé, insistant sur la légitimité des actions parlementaires.

Ousmane Sonko a également précisé que la procédure de révision constitutionnelle s’inscrit dans le cadre du pouvoir constituant dérivé, encadré par les textes fondamentaux et la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Il a évoqué la décision historique du 18 janvier 2006, rendue par cette haute juridiction, qui confirme la possibilité pour l’Assemblée nationale de conduire une révision constitutionnelle à la condition d’obtenir une majorité qualifiée des trois cinquièmes.

Aucune crise institutionnelle en vue

Pour clore définitivement les débats, il a réaffirmé qu’il n’existe aucune crise entre les pouvoirs publics. Selon lui, les institutions fonctionnent normalement, dans un esprit de dialogue et de complémentarité. Chaque organe constitutionnel exerce ses compétences sans chercher à outrepasser celles des autres, sous le contrôle vigilant du Conseil constitutionnel. « Ceux qui espéraient une crise au sommet de l’État peuvent la chercher ailleurs », a-t-il lancé avec une pointe d’ironie, invitant à une lecture sereine des événements.

Le président de l’Assemblée nationale a tenu à rassurer : la procédure de révision constitutionnelle suivra son cours, indépendamment de l’avis de l’exécutif. « L’essentiel réside dans le respect des mécanismes institutionnels », a-t-il conclu, insistant sur la stabilité et la rigueur juridique du processus.