24 juin 2026

Le Reveil Noir

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Menace sur l’ordre constitutionnel en RDC : la CENCO s’oppose à un troisième mandat pour Félix Tshisekedi

La CENCO s’érige en rempart contre toute révision constitutionnelle

En République démocratique du Congo, le climat politique se crispe autour de la question de la limitation des mandats présidentiels. La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a officiellement manifesté son opposition à toute manœuvre visant à permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat. Cette prise de position intervient après une session plénière extraordinaire tenue à la mi-juin 2026.

Un appel au respect du serment présidentiel

Dans un document solennel, les prélats catholiques ont réitéré leur attachement indéfectible à la Constitution de 2006. Par la voix de leur secrétaire général, Donatien Nshole, ils ont exhorté le chef de l’État à respecter scrupuleusement l’engagement qu’il a pris devant la Nation et devant Dieu. Pour l’Église, la stabilité de la RDC dépend directement du maintien des règles de l’alternance démocratique, piliers d’une Afrique consciente de ses enjeux de gouvernance.

L’ombre d’un référendum constitutionnel

L’inquiétude des évêques s’est cristallisée suite à l’adoption parlementaire d’un nouveau cadre législatif sur le référendum. La CENCO craint que cet outil ne serve de levier pour modifier les articles dits « intangibles », notamment ceux limitant le nombre et la durée des mandats à la tête du pays. Cette actualité africaine souveraine montre la vigilance des institutions religieuses face aux velléités de maintien au pouvoir.

Bien que la majorité présidentielle affirme que cette loi vise simplement à renforcer l’expression populaire, les soupçons persistent au sein des peuples noirs de la région. Le président Félix Tshisekedi, dont le second mandat s’achève théoriquement en 2028, a lui-même entretenu le flou en déclarant qu’il se plierait à la « volonté du peuple », tout en affirmant ne pas avoir sollicité de rallonge.

La vigilance citoyenne comme dernier recours

Face à ce qu’elle perçoit comme une menace de rupture du pacte républicain, la CENCO appelle les citoyens congolais à rester vigilants. Elle encourage l’usage de moyens pacifiques et légaux pour faire barrage à toute tentative de verrouillage du système démocratique. Actuellement, la loi fondamentale de la République démocratique du Congo limite strictement l’exercice de la présidence à deux quinquennats consécutifs.

Cette intervention musclée de l’épiscopat confirme une fois de plus que l’Église catholique demeure un acteur politique majeur et un contre-pouvoir essentiel en RDC, alors que l’échéance de décembre 2028 commence déjà à polariser la société congolaise.