4 juin 2026

Le Reveil Noir

Actualités et analyses panafricaines pour une Afrique consciente, souveraine et debout.

Ousmane sonko : le fdr exige l’invalidation de son siège à l’assemblée nationale

Une coalition politique dénonce l’installation controversée d’Ousmane Sonko

Le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) a dénoncé officiellement l’installation d’Ousmane Sonko comme député à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué rendu public, cette coalition politique exige l’annulation immédiate de son mandat, estimant que les procédures ayant conduit à son retour à l’hémicycle violent les principes constitutionnels et les règles électorales en vigueur.

Selon les dirigeants du FDR, les dispositions appliquées pour permettre à Ousmane Sonko de siéger à nouveau au Parlement ne respectent pas les textes fondamentaux. La coalition s’appuie sur des arguments juridiques précis pour justifier sa position, tout en appelant l’ensemble des forces démocratiques à se mobiliser contre ce qu’elle qualifie de « dérive institutionnelle ».

Un conflit autour de l’interprétation des règles parlementaires

Au cœur de cette polémique se trouve l’article LO172 du Code électoral, qui stipule qu’un ministre élu député doit démissionner de ses fonctions gouvernementales dans un délai de huit jours pour conserver son siège parlementaire. Les responsables du FDR affirment qu’Ousmane Sonko n’a pas respecté ce délai, rendant son retour à l’Assemblée nationale illégal.

La coalition met également en cause une modification récente du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, présentée comme une manœuvre pour contourner les exigences légales. Pour le FDR, cette réforme interne ne peut se substituer à une loi organique et constitue une violation flagrante des normes constitutionnelles. Les signataires de la déclaration exigent que les autorités compétentes tirent les conséquences juridiques de cette situation et invalident l’acte d’installation d’Ousmane Sonko.

Une mobilisation élargie contre une prétendue « tentative de coup d’État parlementaire »

Le FDR salue l’engagement des 147 partis et mouvements politiques ayant signé une déclaration le 24 mai pour dénoncer cette situation. La coalition se réjouit également de l’initiative des députés de l’opposition, qui ont saisi le Conseil constitutionnel pour contester la légalité du processus ayant permis à Ousmane Sonko de retrouver un siège à l’Assemblée nationale.

Les dirigeants du FDR rejettent catégoriquement les allégations selon lesquelles cette action serait motivée par des calculs politiques visant à marginaliser le leader de Pastef. Pour eux, il s’agit avant tout d’un combat pour la préservation de l’État de droit et des institutions républicaines. La coalition appelle l’ensemble de la classe politique et de la société civile à s’unir autour d’un plan d’action commun pour empêcher ce qu’elle qualifie de « violation grave des principes démocratiques ».

Le Conseil constitutionnel appelé à trancher dans un contexte tendu

La décision du Conseil constitutionnel, saisie par l’opposition, est désormais attendue avec impatience par toutes les parties. Cette affaire survient dans un climat politique déjà marqué par des tensions autour de l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif. La haute juridiction devra se prononcer sur la conformité des dispositions contestées, dans un contexte où chaque camp défend avec fermeté sa vision des règles régissant le fonctionnement des institutions.

Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale