Le Bénin et le Maroc scellent un partenariat ambitieux avec 14 accords stratégiques
La 7ème session de la Commission mixte de coopération Bénino-Marocaine s’est tenue à Cotonou, marquant un tournant décisif dans les relations entre les deux pays. Organisée ce 21 juillet 2026 au ministère de l’Économie et des Finances, cette rencontre a permis de concrétiser des avancées majeures, illustrées par la signature de quatorze accords bilatéraux couvrant des secteurs clés.
Une coopération bilatérale en pleine expansion
Co-présidée par Corinne Amori Brunet, ministre béninoise des Affaires étrangères chargée de l’Intégration des Afrodescendants, et Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, cette session a confirmé la vitalité des échanges entre les deux nations. Les discussions ont porté sur les progrès réalisés et les perspectives d’approfondissement de leur collaboration.
Nasser Bourita a salué la stabilité démocratique et les performances économiques du Bénin, soulignant son rôle croissant parmi les nations émergentes. Il a mis en avant l’importance de conjuguer les efforts pour aligner la coopération sur les priorités nationales, en insistant particulièrement sur l’implication du secteur privé. Son objectif ? Faire de ce partenariat un modèle de coopération interafricaine, fondé sur la solidarité, le partage et le développement durable.
Face aux défis sécuritaires, le Maroc a réaffirmé sa solidarité totale avec le Bénin, tout en promouvant un islam de tolérance comme rempart contre l’extrémisme.
Les secteurs prioritaires identifiés
Hugues Oscar Lokossou, ministre béninois de l’Économie et des Finances, a souligné l’urgence de repenser la coopération pour en faire un levier stratégique. Malgré des échanges commerciaux encore limités, il a identifié des domaines où l’expertise marocaine et béninoise pourrait se compléter :
- Économie et commerce : renforcer les flux d’investissements et de transactions;
- Industrie et tourisme : développer des projets communs;
- Agriculture et sécurité alimentaire : partager des solutions innovantes;
- Justice et sécurité : renforcer la coopération judiciaire et policière;
- Formation et éducation : multiplier les échanges académiques et professionnels;
- Santé et numérique : moderniser les infrastructures;
- Culture et environnement : promouvoir un développement éco-responsable.
Corinne Amori Brunet a, quant à elle, insisté sur la nécessité de diversifier les domaines de collaboration, en intégrant notamment la formation professionnelle, la recherche scientifique et la protection civile.
Les 14 accords signés : un cadre juridique et technique renforcé
À l’issue des travaux, les deux pays ont officialisé la signature de quatorze textes juridiques et protocoles, couvrant un large éventail de secteurs :
- Justice et sécurité :
- Accord d’assistance administrative mutuelle en matière douanière;
- Convention d’entraide judiciaire en matière pénale;
- Convention sur l’extradition;
- Convention sur le transfèrement des personnes condamnées;
- Plan d’actions dans le domaine de la justice;
- Accord de coopération dans le domaine de la sécurité;
- Protocole relatif aux modalités financières d’exécution de l’accord de protection civile.
- Santé et alimentation :
- Protocole de coopération dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments.
- Formation et éducation :
- Accord-cadre de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation;
- Convention-cadre de coopération dans le domaine de la formation professionnelle;
- Accord-cadre relatif à l’octroi des bourses académiques et de stages.
- Tourisme et environnement :
- Convention de partenariat pour la promotion et le développement touristique;
- Mémorandum d’entente dans le domaine des sports et de la formation sportive;
- Mémorandum d’entente dans le domaine de l’environnement et du développement durable.
Ces accords témoignent d’une volonté commune de consolider une relation gagnant-gagnant, en s’appuyant sur des bases juridiques solides et des projets concrets.
Vers un modèle de partenariat interafricain
Les deux pays ont réaffirmé leur ambition de faire de cette coopération un exemple de synergie régionale. En combinant leurs ressources, expertises et visions, le Bénin et le Maroc visent à :
- Stimuler les échanges économiques et attirer les investisseurs;
- Renforcer la sécurité collective face aux menaces transnationales;
- Promouvoir un développement durable et inclusif;
- Favoriser la mobilité des compétences et des savoirs;
- Encourager une diplomatie proactive en Afrique.
Cette rencontre historique à Cotonou marque ainsi une étape clé dans l’histoire des relations bilatérales, ouvrant la voie à une collaboration encore plus étroite et ambitieuse.
Plus d'histoires
Présence militaire étrangère au Togo : l’opposition exige des réponses sur la souveraineté nationale
Chelsea décroche le talent anglais Rogers à un prix record
Mjällby domine Lincoln Red Imps en ligue des champions : un exploit historique