15 mai 2026

Renforcement des échanges sino-tchadiens à travers la langue chinoise

Le Tchad et la Chine scellent leur collaboration par la maîtrise de la langue chinoise

La finale nationale du concours « Pont vers le chinois » à N’Djamena illustre la vitalité des relations culturelles et académiques entre le Tchad et la Chine, à l’occasion du sixième anniversaire de l’Institut Confucius de l’Université de N’Djamena.

Finale du concours de langue chinoise au Tchad, symbole des échanges sino-tchadiens

Une compétition qui dépasse le cadre académique

La cérémonie de clôture du concours « Pont vers le chinois », organisée dans les murs de l’Université des sciences humaines de Mère-Enfant à N’Djamena, a révélé bien plus qu’un simple événement linguistique. Pour le président de l’Université de N’Djamena, Mahamat Saleh Daoussa Haggar, cette finale incarne une jeunesse tchadienne tournée vers l’innovation et l’ouverture internationale.

Selon lui, cette compétition symbolise « un monde en mutation » où la connaissance des langues étrangères devient un levier essentiel pour le développement. Il a rappelé que les jeunes Tchadiens, en apprenant le chinois, s’arment pour affronter les défis de demain tout en participant à l’édification d’une société plus stable et prospère. Plusieurs proverbes chinois ont été évoqués pour illustrer cette vision d’avenir, mettant en avant l’importance de la transmission du savoir aux générations futures.

L’Institut Confucius, six ans de transformation académique et humaine

Depuis sa création, l’Institut Confucius de l’Université de N’Djamena n’a cessé de grandir. Initialement conçu comme un centre d’apprentissage de la langue chinoise, il s’est imposé comme un espace de dialogue interculturel, un lieu de rencontre entre les peuples et une passerelle vers de nouvelles opportunités.

Le président de l’université a souligné que cette institution a joué un rôle clé dans l’internationalisation de l’établissement, offrant aux étudiants tchadiens des bourses d’études, des programmes d’échange et des formations adaptées aux besoins du marché mondial. « Six années qui ont marqué un tournant dans notre histoire universitaire », a-t-il déclaré, insistant sur l’impact concret de ces initiatives sur la jeunesse tchadienne.

La langue chinoise, un pont vers de nouvelles opportunités

L’ambassadeur de Chine au Tchad, Wang Xining, a salué l’engagement des étudiants tchadiens dans l’apprentissage du chinois, une langue qui, selon lui, ouvre des portes professionnelles et culturelles inestimables. Pour lui, maîtriser le chinois ne se limite pas à la linguistique : c’est une manière de bâtir des liens durables entre les deux pays.

« Cette finale nationale n’est pas qu’un concours, c’est une célébration de l’amitié sino-tchadienne », a-t-il affirmé. Il a également mis en avant les coopérations renforcées entre les deux nations, notamment dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la formation des jeunes. Les bourses d’études et les échanges universitaires mis en place par Pékin ont permis à de nombreux étudiants tchadiens de se former en Chine, renforçant ainsi les liens académiques et professionnels.

Il a ajouté que le thème du concours, « Pont vers le chinois », illustre parfaitement cette dynamique : apprendre une langue, c’est construire des ponts entre les civilisations. Les étudiants devenant, à leur tour, des ambassadeurs de cette relation bilatérale.

Vers une modernisation conjointe des deux pays

Au-delà des échanges culturels, les gouvernements tchadien et chinois travaillent à l’harmonisation de leurs plans de développement. Le 15ème plan quinquennal chinois et le plan Tchad Connexion 2030 visent à créer de nouveaux pôles de coopération pragmatique, favorisant ainsi la modernisation des deux pays au service de leurs populations.

Cette collaboration s’inscrit dans une logique de partage d’expériences et de savoir-faire, où l’éducation et la formation professionnelle occupent une place centrale. Les deux nations misent sur l’échange des bonnes pratiques pour stimuler l’innovation et répondre aux défis économiques et sociaux.

En conclusion, cette finale nationale du concours de langue chinoise au Tchad n’est qu’un exemple parmi d’autres des échanges culturels Chine Tchad en plein essor. Elle rappelle que la maîtrise des langues étrangères, combinée à une vision commune de développement, peut transformer les relations internationales et ouvrir la voie à un avenir plus solidaire.