21 juin 2026

Le Reveil Noir

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Répression en RDC : l’église catholique dénonce une alliance entre la police et la Force du progrès

Au terme de sa session extraordinaire tenue à Kinshasa, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a exprimé sa vive inquiétude face aux méthodes employées pour étouffer les contestations politiques. L’institution religieuse pointe directement une collaboration jugée inacceptable entre les forces de l’ordre et un groupement de civils lors des récentes mobilisations de l’opposition.

Une synergie répressive dénoncée par les prélats

Selon les conclusions de cette rencontre, les manifestations organisées par les mouvements d’opposition subissent une répression brutale. La CENCO fustige une action conjointe menée par la police nationale et la « Force du progrès », une milice affiliée à une formation politique. Ce duo est accusé d’agir de concert pour briser les mouvements de protestation, notamment ceux s’opposant au projet de révision constitutionnelle.

Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire exécutif de l’organisation, a souligné que cette dérive sécuritaire s’accompagne d’un climat de peur. Ce sentiment de terreur ne toucherait pas seulement les adversaires politiques, mais s’étendrait jusqu’au sein de la majorité au pouvoir. Des voix discordantes, pourtant membres du camp présidentiel, seraient contraintes au silence par crainte de représailles violentes.

Tensions autour de la loi fondamentale

L’actualité africaine souveraine est marquée par ces tensions croissantes liées à la volonté de modifier la Constitution du 18 février 2006. La CENCO observe avec préoccupation l’utilisation des ressources étatiques pour promouvoir ce changement, alors que les espaces d’expression se réduisent.

Ces critiques font suite aux événements du vendredi 12 juin, où un sit-in de la Coalition C64 a été dispersé aux abords du palais du peuple à Kinshasa. Les manifestants, qui s’opposaient à la proposition de loi référendaire du député Paul-Gaspard Ngondakoy, avaient été accueillis par des tirs de gaz lacrymogènes. Plusieurs observateurs avaient alors signalé la présence active de membres de la Force du progrès aux côtés des agents de police pour agresser les leaders de l’opposition et les citoyens mobilisés.