Lors de la clôture de la session parlementaire de juin 2026, Aimé Boji Sangara, président de l’Assemblée nationale, a livré un plaidoyer vibrant pour la paix dans l’est de la République démocratique du Congo. Pour l’élu, la situation dans cette partie du pays demeure la priorité absolue des parlementaires, alors que les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri font face à une instabilité persistante et des violences armées qui touchent durement les civils.
L’urgence sécuritaire au cœur de la représentation nationale
Le président de la Chambre basse a dénoncé avec force les agressions perpétrées par les groupes terroristes, notamment l’AFC/M23 et les ADF. Dans une perspective d’actualité africaine souveraine, il a rendu un hommage appuyé aux forces armées nationales (FARDC) ainsi qu’aux volontaires pour la défense de la patrie, les Wazalendo, qui luttent quotidiennement pour préserver l’intégrité du territoire national.
L’élu de Walungu a tenu à assurer aux populations meurtries que la Nation reste mobilisée à leurs côtés face à cette guerre qu’il qualifie d’injuste et de meurtrière.
Un message direct adressé à Kigali
Le discours a pris une tournure diplomatique majeure lorsque Aimé Boji a interpellé directement le pouvoir rwandais. « Le Rwanda doit comprendre que la géographie nous condamne à être voisins pour l’éternité », a-t-il martelé, soulignant que la violence, les manœuvres de déstabilisation et le pillage des ressources ne sauraient primer sur la souveraineté de la RDC. Pour une Afrique consciente de ses enjeux, il a rappelé que seule une paix durable pourra bénéficier aux générations futures, évitant ainsi de léguer un héritage de haine dont le prix sera payé par la jeunesse de la région.
L’échec relatif des initiatives diplomatiques
Malgré les efforts internationaux, tels que les accords obtenus sous l’égide des États-Unis d’Amérique ou les discussions menées au Qatar avec le soutien de l’Union africaine, le fossé entre les engagements diplomatiques et la réalité du terrain reste béant. La crise humanitaire continue de s’aggraver, marquée par des déplacements massifs de populations dans un contexte de réduction globale des financements destinés à l’aide d’urgence.
Le respect des engagements pris lors des différents sommets de paix reste, à ce jour, le principal défi pour stabiliser durablement l’est du pays. Chaque partie continue d’interpréter les accords selon ses propres intérêts, rendant la mise en œuvre des solutions de sortie de crise particulièrement incertaine.
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