4 juillet 2026

Le Reveil Noir

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Sénégal : diomaye faye officialise son nouveau parti politique

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a annoncé la création d’un parti politique inédit, destiné à fédérer les forces engagées dans son projet de transformation nationale. Cette initiative a été présentée lors d’un échange marathon de quatre heures avec 306 maires représentant toutes les régions du pays, tous membres de la Coalition Diomaye Président. L’objectif affiché ? Structurer et renforcer le soutien institutionnel au chef de l’État, dans un contexte où les équilibres politiques du pays connaissent des mutations profondes.

Pour concrétiser cette ambition, Aminata Touré, figure centrale de la coalition présidentielle, a été désignée pour piloter un comité chargé d’élaborer sans délai les fondations organisationnelles et les statuts du futur mouvement. Selon le communiqué diffusé par la coalition, cette démarche s’inscrit dans une logique d’unité organique autour du président, préparant notamment les prochaines échéances électorales.

Lors de cette rencontre, les élus locaux ont réitéré leur adhésion au programme présidentiel, saluant en particulier la priorité accordée à l’équité territoriale. Cette approche place les collectivités locales au cœur des politiques publiques, en réponse aux attentes des populations.

Cette refonte politique survient alors que les tensions entre Bassirou Diomaye Faye et son ex-alleié Ousmane Sonko s’intensifient. Ce dernier, qui a quitté le gouvernement en mai 2026, dirige désormais l’Assemblée nationale et conserve une influence majeure grâce à sa majorité parlementaire.

Leur désaccord s’est cristallisé autour de la réforme constitutionnelle adoptée par les députés le 29 juin. Ce texte prévoit plusieurs mesures clés : l’interdiction pour le président de diriger simultanément un parti politique, la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, et un renforcement des prérogatives du Parlement.

Les divergences portent désormais sur la méthode d’adoption définitive de cette réforme. Ousmane Sonko propose une promulgation directe par le chef de l’État, s’appuyant sur la jurisprudence. À l’inverse, Bassirou Diomaye Faye privilégie l’organisation d’un référendum, dont la date reste à déterminer, pour permettre aux citoyens de se prononcer directement sur ces changements institutionnels.