8 août 2026

Le Reveil Noir

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Sonko dénonce le retard des décrets électoraux au Sénégal

Lors d’un déplacement marqué par une mobilisation populaire significative à Tivaouane, dans le département du Ndiambour, le leader des Patriotes a vivement interpellé les autorités sur la gestion des prochaines élections locales. Ousmane Sonko a souligné l’urgence pour le chef de l’État de publier un décret fixant la date du scrutin, rappelant que cette prérogative relève pleinement de ses attributions.

« Signer un décret pour démettre un haut responsable est une chose, mais en adopter un pour convoquer le corps électoral en est une autre », a-t-il insisté. Il a fait référence aux récents remaniements ministériels, notamment le limogeage de Waly Diouf Bodiang du Port autonome de Dakar au profit de Doune Pathé Mbengue, ainsi qu’à la situation tendue autour de Fadilou Keïta, dont le maintien à la Caisse des dépôts et consignations avait été annoncé contre toute attente. « Ces décisions, qu’elles concernent des postes stratégiques ou la tenue d’un scrutin, relèvent d’une même logique administrative », a-t-il ajouté.

Urgence institutionnelle et calendrier électoral

Ousmane Sonko a réitéré son opposition farouche à tout ajournement des élections locales, une position qu’il défend avec fermeté depuis le début de sa campagne de distribution des cartes électorales fin juillet. Cette fermeté s’explique par un contexte où chaque jour compte : selon des observations partagées par des acteurs du milieu électoral, le président dispose désormais d’un délai très restreint pour agir avant que le cadre légal ne devienne trop contraignant.

Tensions entre l’exécutif et le législatif

L’appel lancé par le président de l’Assemblée nationale à la présidence révèle une fracture persistante entre les deux institutions. À ce jour, aucun décret de convocation du corps électoral n’a été rendu public, ce qui alimente les spéculations et les inquiétudes quant à la tenue dans les temps impartis du scrutin. Cette absence de texte officiel aggrave les tensions déjà palpables au sein des sphères politiques sénégalaises.