2 juin 2026

Le Reveil Noir

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Tchad : le gouvernement renforce la lutte contre les violences intercommunautaires

Tchad

Tchad : le gouvernement renforce la lutte contre les violences intercommunautaires

Face à l’escalade des tensions entre communautés, le ministre tchadien de la Sécurité publique et de l’Immigration lance un appel urgent à une mobilisation nationale pour enrayer ces conflits dévastateurs.

Tchad : le gouvernement renforce la lutte contre les violences intercommunautaires

Lors d’une séance plénière organisée sous la présidence du Dr Haroun Kabadi, président du Sénat, les sénateurs tchadiens ont examiné en profondeur les défis sécuritaires qui pèsent sur les populations. Les débats ont porté sur la recrudescence des conflits intercommunautaires et les risques qu’ils font peser sur la stabilité du pays.

Le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général de corps d’Armée Ali Ahmat Aghabache, a présenté un bilan détaillé des actions gouvernementales en matière de sécurité intérieure. Face aux questions des sénateurs, il a détaillé les mesures mises en place pour rétablir la paix et renforcer la cohésion sociale au Tchad.

Les élus ont souligné l’urgence d’agir dans plusieurs provinces où l’insécurité persiste. Leurs propositions ont convergé vers trois axes prioritaires : un renforcement de la présence de l’État dans les zones sensibles, l’amélioration des dispositifs de prévention des conflits et le renforcement des capacités des forces de sécurité. Le général Aghabache a salué ces orientations, tout en insistant sur leur complémentarité avec d’autres initiatives.

Les chiffres présentés par le ministre sont alarmants : entre 2024 et 2025, les violences intercommunautaires ont fait 318 morts et 3 015 blessés, sans compter les dégâts matériels considérables infligés aux communautés locales. Ces données illustrent l’ampleur d’une crise qui menace la stabilité des territoires et freine le développement du pays.

Pour y répondre, le gouvernement a déployé un plan ambitieux. Il prévoit notamment l’intensification des patrouilles dans les zones à risque, l’acquisition de nouveaux équipements pour les forces de sécurité — dont des motos pour faciliter leur mobilité — ainsi que le recrutement de 1 000 policiers et 1 000 gendarmes. Ces effectifs supplémentaires permettront de densifier le maillage sécuritaire sur l’ensemble du territoire.

Le ministre a réaffirmé l’engagement des autorités à rapprocher les forces de sécurité des citoyens, à surveiller en temps réel les zones sensibles et à intervenir rapidement dès les premiers signes de tension. Il a également souligné que la lutte contre ces conflits ne peut se limiter à une réponse militaire : elle exige une approche multidimensionnelle associant dialogue communautaire, médiation locale et sensibilisation des populations.

Le général Aghabache a rappelé que la stabilité du Tchad repose sur l’implication de tous les acteurs — sociaux, administratifs, traditionnels et religieux. Cette séance plénière a permis de confirmer la volonté des institutions de préserver la paix, d’unir les Tchadiens et de garantir la sécurité de chacun sur l’ensemble du territoire.