Le meeting du CNCC (Cadre national de concertation pour le changement) prévu à Akassimé, dans la capitale togolaise Lomé, n’a pas suscité l’engouement escompté. Ce samedi, malgré une communication intensive, le terrain est resté désespérément vide. Au lieu d’une foule nombreuse, seuls quelques militants ont répondu à l’appel des leaders de cette coalition d’opposition.
Initialement programmé pour démarrer à 14 heures, l’événement n’a attiré qu’une infime poignée de sympathisants une heure plus tard. Pour de nombreux observateurs, cette faible mobilisation reflète un désintérêt croissant pour les méthodes traditionnelles de protestation. Les citoyens semblent désormais privilégier des solutions tangibles à leurs préoccupations quotidiennes, comme l’accès à l’eau potable, l’Amu (Assurance maladie universelle) ou encore la création d’emplois, plutôt que des discours politiques récurrents.
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Les figures majeures du mouvement, incluant des députés siégeant à l’Assemblée nationale, ont eu du mal à mobiliser. Cette position ambiguë entre les institutions et la rue interroge une partie de l’opinion publique sur la pertinence de leur stratégie. Les discours, parfois perçus comme alarmistes, ne semblent plus résonner avec une base électorale en quête de résultats concrets pour améliorer leur quotidien.
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Le remplacement du CRAC par le CNCC n’a pas suffi à redynamiser le mouvement. Certains citoyens y voient un simple changement de façade, sans impact réel sur le fond du message. Sur place, l’événement ressemblait davantage à une réunion de quartier qu’à un grand rassemblement politique susceptible d’influencer les décisions nationales.
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Pour regagner la confiance des citoyens, l’opposition devra repenser ses modes d’action. Le rejet des « vieilles rengaines » politiques montre que les Togolais attendent désormais des propositions concrètes et une implication directe dans le développement du pays. La pérennité de ces formations dépendra de leur capacité à offrir une alternative crédible, loin des polémiques stériles et des mobilisations éphémères.
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