Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, éclaire la situation complexe entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Récemment, à Londres, Kigali et Kinshasa ont orchestré la sixième session de leur Comité conjoint de suivi des accords de paix. Lors de cette rencontre cruciale, les deux nations se sont mutuellement engagées à apaiser les frictions, en particulier dans la région de Minembwe, et à renforcer la portée du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu.
Cependant, ces promesses interviennent dans un contexte de pressions accrues de Washington. Les États-Unis ont en effet intensifié leurs sanctions à l’encontre de personnalités et d’entités rwandaises, soupçonnées d’être impliquées dans le commerce illicite d’or et de coltan provenant des territoires sous le contrôle de l’AFC/M23. L’émissaire américain Massad Boulos, s’adressant au Conseil de sécurité, a d’ailleurs publiquement mis en doute l’adhésion de Kigali à ses obligations. Face à cette convergence d’accusations, le Rwanda persiste-t-il dans sa position ? Olivier Nduhungirehe apporte des éclaircissements à Patient Ligodi.
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