22 juin 2026

Le Reveil Noir

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Dakar mobilise 19 pays pour éradiquer la poliomyélite en Afrique

À Dakar, une dynamique régionale majeure est à l’œuvre. Plus de 80 experts venus de 19 pays africains se sont réunis pour perfectionner la collecte et l’analyse des données liées à la lutte contre la poliomyélite. Cette rencontre, qui s’est tenue du 8 au 19 juin 2026, marque une étape cruciale pour affiner la surveillance épidémiologique et optimiser les campagnes de vaccination sur tout le continent.

Renforcement des systèmes de données sanitaires

Organisé par le Programme pour l’éradication de la poliomyélite (PEP) du Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique (OMS AFRO), cet atelier a rassemblé des acteurs clés : représentants ministériels, experts en laboratoires nationaux et spécialistes de l’OMS. L’objectif est clair : bâtir des systèmes d’information robustes pour permettre des prises de décision basées sur des preuves tangibles.

Des outils numériques au service de la santé publique

Les participants ont passé au crible divers piliers de la lutte contre le virus, notamment :

  • La surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA).
  • Les analyses environnementales et en laboratoire.
  • La surveillance électronique des activités de vaccination supplémentaires (AVS).

Des sessions pratiques ont permis d’intégrer des solutions numériques avancées, visant à fluidifier la remontée d’informations et à garantir une réactivité accrue face aux flambées épidémiques.

Une vigilance constante malgré les progrès

Lors de l’ouverture des travaux, le Dr Yao N’da Konan Michel, représentant de l’OMS au Sénégal, a souligné l’exemplarité du pays hôte dans le combat contre les maladies infectieuses. Bien que la Région africaine ait été certifiée exempte de poliovirus sauvage indigène en 2020, il a rappelé que la menace des variants circulants impose une rigueur sans faille.

De son côté, Kebba Touray, responsable de la gestion des données au sein du PEP, a insisté sur l’importance de cet héritage technologique. Soutenu par des partenaires comme la Fondation Gates, ce dispositif est indispensable pour combler les lacunes immunitaires et assurer la pérennité des acquis. Sans une gestion rigoureuse des données, la capacité à cibler les zones à risque et à évaluer l’efficacité des interventions serait gravement compromise, menaçant ainsi les avancées historiques réalisées par les nations africaines.