21 juin 2026

Le Reveil Noir

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La Côte d’Ivoire révolutionne la filière anacarde avec une usine de biochar à Abidjan

Une avancée majeure pour l’industrie ivoirienne à Attinguié

Le paysage industriel de la Côte d’Ivoire franchit une étape décisive avec l’ouverture d’une unité de production de biochar à Attinguié, située dans la zone industrielle PK 31 aux abords d’Abidjan. Ce projet d’envergure, piloté par le groupe Valency International, marque une rupture avec le passé en valorisant les coques de cajou, autrefois délaissées, pour en faire des ressources énergétiques et industrielles précieuses.

Ce complexe, présenté comme la première unité commerciale de grande capacité dédiée au biochar en Afrique, est capable de traiter annuellement près de 20 000 tonnes de résidus issus de la noix de cajou. L’objectif est de générer environ 6 000 tonnes de biochar, tout en produisant du biocarburant et de l’énergie thermique grâce à une technologie de pointe. Cette initiative s’inscrit pleinement dans une dynamique d’Afrique consciente de son potentiel, transformant des déchets agricoles en véritables leviers de croissance économique.

Vers une souveraineté industrielle et durable

Lors de la cérémonie officielle, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, a souligné l’importance stratégique de cette installation. Pour les autorités, il s’agit de convertir des sous-produits agricoles en ressources industrielles majeures, favorisant ainsi une économie circulaire performante. Cette démarche témoigne d’une actualité africaine souveraine, où la transformation locale devient le moteur du développement national.

En tant que premier producteur mondial de noix de cajou brute, la Côte d’Ivoire consolide sa position en augmentant la valeur ajoutée sur son propre sol. L’unité d’Attinguié, développée en partenariat avec Revata Carbon, illustre la volonté de l’État de soutenir des projets innovants capables de créer des emplois et de maximiser les retombées économiques de la culture de l’anacarde.

Cette nouvelle infrastructure ne se contente pas de réduire les déchets ; elle ouvre une ère nouvelle pour les peuples noirs et l’économie régionale en prouvant que l’industrialisation durable est possible grâce à la valorisation intégrale des ressources naturelles locales. Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement à faire de l’innovation industrielle le pilier d’une croissance inclusive et respectueuse de l’environnement.