25 juin 2026

Le Reveil Noir

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Le Bénin établit un nouveau cadre pour le Médiateur de la République avec Razacki Amouda Issifou

Les législateurs béninois ont récemment entériné une modification significative du processus de désignation du Médiateur de la République. Dorénavant, cette haute fonction est attribuée au premier vice-président du Conseil économique et social (CES), un poste actuellement occupé par Razacki Amouda Issifou.

Razacki Amouda Issifou

L’accession de Razacki Amouda Issifou à la fonction de Médiateur de la République du Bénin marque une étape importante, concrétisée par l’adoption, ce mercredi 24 juin 2026, d’une nouvelle législation régissant cette institution.

Cette réforme instaure un mécanisme automatique : les prérogatives du Médiateur de la République sont désormais endossées par le premier vice-président du Conseil économique et social (CES). Ce changement met un terme au système de nomination qui prévalait jusqu’à présent.

En tant qu’actuel premier vice-président du CES, Razacki Amouda Issifou prend donc naturellement les rênes de cette entité. Il succède à Pascal Essou, qui occupait ce poste depuis 2021. Cette avancée institutionnelle a reçu l’approbation des députés lors d’une session plénière à l’Assemblée nationale, s’inscrivant dans la dynamique des réformes visant à optimiser le fonctionnement des institutions républicaines du Bénin.

Fort d’une carrière publique riche et diversifiée, Razacki Amouda Issifou, juriste de profession, a précédemment exercé en tant que vice-président de la Cour constitutionnelle. Son parcours inclut également des mandats de député, la présidence de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, une fonction de maire, et le rôle de secrétaire général de la toute première Commission électorale nationale autonome (CENA) en 1996.

Le rôle central du Médiateur de la République est de fluidifier les interactions et de résoudre les litiges entre les citoyens et l’administration publique. Cette institution est spécifiquement chargée de rechercher des solutions à l’amiable lorsque des administrés estiment avoir subi un préjudice dans leurs échanges avec les services de l’État.