25 juin 2026

Le Reveil Noir

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Pastef à Ziguinchor : une lutte de pouvoir fragilise le bastion d’Ousmane Sonko

Pastef à Ziguinchor : une lutte de pouvoir fragilise le bastion d’Ousmane Sonko

Pastef : Ousmane Sonko face à une bombe à retardement à Ziguinchor

À Ziguinchor, le parti Pastef est confronté à une lutte de pouvoir interne qui éclate désormais au grand jour. Djibril Sonko et Bassirou Coly se retrouvent au cœur de cette confrontation, jetant une ombre sur la stabilité régionale du parti et révélant des divisions préoccupantes au sein de ses rangs.

La façade d’unité au sein du Pastef à Ziguinchor s’est fissurée. Ce qui n’était auparavant que des rumeurs et des rivalités discrètes a désormais cédé la place à un affrontement politique ouvert. Au centre de cette crise interne se trouvent deux figures locales éminentes : Djibril Sonko, le maire en exercice, et son adjoint, Bassirou Coly. Leur discorde grandissante suscite de vives inquiétudes, même au sein des cercles dirigeants du parti.

Dans cette ville, bastion symbolique du leader du Pastef, Ousmane Sonko, la situation prend des allures de bombe politique à retardement. Derrière les discours de mobilisation, des fractures plus profondes se creusent, menaçant la cohésion d’une formation politique qui aspire à consolider ses positions dans le sud du pays. Le point de départ de cette escalade a été une réunion politique tenue à Soucoupapaye, officiellement destinée à remobiliser les militants et à préparer les prochaines échéances électorales. Cependant, l’événement a rapidement débordé de son cadre initial.

En présence de responsables locaux et nationaux, dont Toussaint Manga et le professeur Alassane Diédhiou, les prises de parole ont mis en lumière une rivalité désormais assumée entre les factions opposées. D’un côté, les partisans du maire ont défendu son bilan et sa légitimité institutionnelle. De l’autre, une frange du parti, menée par Bassirou Coly, a revendiqué une alternative et n’a pas écarté l’éventualité d’une candidature à la mairie lors des prochaines élections locales.

L’unité du parti : une illusion qui s’effrite

La tension s’est cristallisée autour d’une question centrale : la reconquête et le contrôle politique de la mairie de Ziguinchor. Lors des discussions, Bassirou Coly a clairement laissé transparaître ses ambitions, affirmant sa volonté de briguer la mairie tout en assurant qu’il se rangerait derrière la décision finale du parti.

Face à cela, le maire Djibril Sonko a fermement défendu son action municipale et son engagement, rejetant les critiques et rappelant son ancrage local profond. Sans nommer directement ses opposants, il a suggéré que les débats internes ne devaient pas compromettre la dynamique de développement en cours dans la commune.

Ces déclarations publiques ont agi comme un révélateur. Depuis plusieurs mois déjà, des tensions latentes traversaient les instances locales du parti. Elles apparaissent désormais au grand jour, alimentées par des rivalités personnelles et des ambitions concurrentes.

Pour de nombreux militants présents, cette séquence marque un tournant préoccupant. Alors que Pastef s’efforce de renforcer son implantation dans son bastion symbolique, ces divisions internes risquent d’affaiblir la dynamique politique engagée. Au-delà du contexte local, l’enjeu dépasse la simple mairie de Ziguinchor. Ville hautement symbolique dans le parcours politique d’Ousmane Sonko, elle constitue un baromètre crucial de la solidité du parti dans le sud du Sénégal.

Certains responsables locaux alertent déjà sur les conséquences politiques d’une défaite dans cette commune stratégique. Perdre Ziguinchor serait perçu comme un signal négatif à l’approche de l’élection présidentielle de 2029, dont les élections locales de 2027 constituent une étape décisive. Face à cette montée des tensions, des voix appellent à la discipline et à la préservation de l’unité. Cependant, sur le terrain, les rivalités persistent, exacerbées par des prises de position de plus en plus publiques.