Les incidents survenus lors du dernier match de Ligue 1 entre le FC Nantes et Toulouse ont marqué un tournant. Roland Menu, président du club de supporters « Allez Nantes Canaris », exprime son indignation face à ces débordements qui n’ont rien à voir avec l’esprit sportif.
Envahissement de pelouse, lancers d’objets, fumigènes allumés en plein match : le spectacle offert dimanche soir a conduit à l’interruption définitive de la rencontre. Roland Menu, supporter inconditionnel depuis six décennies, partage son désarroi face à ces actes qui risquent d’engendrer de lourdes sanctions pour le club.
Des propos qui font écho à l’émotion générale
Les mots du coach Vahid Halilhodžić et ceux de nombreux supporters sur les réseaux sociaux résonnent avec la réaction de Roland Menu. Pour lui, ces actes sont « une honte » et relèvent de la lâcheté. « Même si nous sommes mécontents de la situation du FC Nantes, envahir le terrain est inacceptable. Nous savons ce que cela implique en termes de conséquences », déclare-t-il avec fermeté.
Une réaction attendue, mais d’une ampleur inattendue
« On s’attendait à des manifestations, mais plutôt en fin de match. Jamais nous n’aurions imaginé une telle violence en cours de rencontre, avec une telle intensité », confie-t-il. La réaction du coach, visiblement sous le choc, reflète l’ampleur du désastre : « Il voulait que le match reprenne, que les supporters retournent dans les tribunes. Son abattement est compréhensible, d’autant que c’était son dernier match à la tête de l’équipe. »
Les sanctions redoutées : huis clos et points retirés
Les conséquences pourraient être lourdes. Roland Menu craint avant tout les matchs à huis clos : « Cela signifierait deux ou trois rencontres sans nos supporters en août prochain. Sans compter le risque de retrait de points, ce qui handicaperait sérieusement le club dès le début de saison. » Une situation déjà vécue par l’AS Saint-Étienne il y a quatre ans.
La Brigade Loire, souvent associée à l’ambiance dans les tribunes, est également pointée du doigt. Pour Menu, elle ne représente pas l’essence du supporterisme : « Ce n’est pas un club de supporters, mais un groupe de personnes. Leur rôle dans l’ambiance est reconnu, mais leurs actes de samedi soir sont inqualifiables. »
Le supporterisme, une question de fidélité
Pour Roland Menu, le vrai supporterisme se définit par l’accompagnement de l’équipe, quelles que soient les circonstances. « Encourager le FC Nantes, c’est rester à ses côtés dans les bons comme dans les mauvais moments. Même en Ligue 2, nous serons là », assure-t-il avec conviction.
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