5 juillet 2026

Le Reveil Noir

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Yaoundé : la digitalisation s’impose aux taxis de la capitale camerounaise

Yaoundé : la digitalisation s’impose aux taxis de la capitale camerounaise

La municipalité de Yaoundé a décidé de prendre des mesures fermes pour réguler le secteur du transport par taxi au sein de la capitale camerounaise. Une initiative majeure est en cours pour moderniser et sécuriser cette activité essentielle.

Luc Messi, le maire de la ville de Yaoundé, a clairement affirmé le caractère impératif de cette nouvelle directive. « L’enregistrement numérique des propriétaires et chauffeurs de taxis opérant à Yaoundé, établi par l’arrêté municipal du 25 juin 2026, est une démarche obligatoire. Le numéro de portière attribué à chaque taxi après cet enregistrement sera le seul reconnu et valide », a-t-il précisé.

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Jusqu’à présent, l’attribution des numéros de portières des taxis se faisait de manière artisanale, par des sérigraphes, sans aucune garantie de sécurité ou de traçabilité. Cette pratique favorisait l’opacité et les dérives dans le secteur.

Catherine Kalisa, conseillère technique du projet mobilité verte Yaoundé et initiatrice de cette plateforme numérique, a expliqué l’objectif principal de cette innovation. « Cette plateforme permettra à la ville de Yaoundé de constituer une base de données robuste et de sécuriser efficacement le domaine du transport urbain », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de cette avancée pour la régulation des taxis à Yaoundé.

Dès le lancement de l’opération, une dizaine de conducteurs de taxis ont déjà procédé à leur enregistrement, marquant le début de cette transition vers la digitalisation.

La date limite fixée au 5 octobre pour l’enregistrement numérique

Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Jacques Didi, un chauffeur de taxi, exprime son scepticisme, y voyant une manœuvre gouvernementale détournant l’attention des problèmes d’infrastructures. « Au lieu de s’attaquer à l’état des routes, les autorités proposent un code QR censé contrôler et sécuriser les chauffeurs. Je doute fortement de son succès », a-t-il affirmé.

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À l’opposé, Patrice Samen, une figure influente du syndicalisme des transports au Cameroun, accueille cette mesure avec espoir. Il y voit la fin du transport clandestin, un fléau longtemps dénoncé à Yaoundé. « Enfin, le gouvernement a entendu nos préoccupations concernant les conducteurs clandestins. Nous allons exhorter tous les chauffeurs de taxis à se conformer à cette identification », a-t-il déclaré.

L’opération d’enregistrement digital des taxis se clôturera le 5 octobre prochain. Au-delà de cette date, le maire de la ville de Yaoundé a d’ores et déjà annoncé l’application de sanctions strictes à l’encontre des chauffeurs et propriétaires de taxis qui n’auront pas respecté cette nouvelle réglementation.